Décembre 1997 ­

 

Publié par le CentreTamoul pour les Droits de L’Homme - Volume 6 N°: 12

 

 

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MEUTRE DANS LES PRISONS DU SRI LANKA

 

            L’assasinat de trois prisonniers politiques tamouls dans la prison de Kalutra, le 1er décembre 1997, revèle à quel point les droits de l’homme sont bafoués. Les agresseurs étaient  des codamnés Cinghalais et les victimes, des tamouls détenus, alors qu’ils n’avaient comis aucun crime. Ces derniers étaient emprisonnés sur la base de soupçons, sans avoir été soumis à aucun procès judiciaire de la loi Sri Lankaise. Les armes utilisées étaient des épées. Les gardiens de la prisons n’ont même pas pu arrêter l’agression. Cette attaque montre bien l’absence de sensibilité qui règne dans les prisons et aussi le non respect de l’application de la loi dans le pays tout entier.

 

            Une telle agression dans les locaux de la prison n’est pas la première.

Un incident semblable s’est produit il ya quatorze ans, en juillet 1983. Des prisonniers cinghalais dans un pénitencier (Welikade) ont massacré 53 détenus tamouls. Les responsables de ces massacres n’ont pas été punis. Si une enquête avait été menée afin d’identifier les coupables, aucun résultat n’a été rendu publique.

 

            L’attaque de la prison en 1983, s’est produite sous l’autorité gouvernementale d’un autre parti politique que celui en place actuellement. Ceci est une image de l’état des droits de l’homme dans le pays, et plus particulièrement, les droits des tamouls, quelque soit le parti politique au pouvoir.

A partir du moment où la violation des droits de l’homme est autorisée pour une catégorie d’individus, c’est l’ensemble des droits de l’homme qui est bafoué, et tout citoyen dans le pays devient une victime potentielle, indépendemment de son ethnie.

 

            La nature de violation de droits de l’homme qui touche les tamouls sont des arrestations arbitraires, la torture, les viols, et les disparitions.

Pour quelles raisons toutes ces transgressions seraient-elles autorisées, alors qu’une commission de droits de l’homme (Human Rights Commission) a été désignée par le gouvernement?

La seule explication pourrait être que cette Commision a été désignée dans le but d’induire en erreur les observateurs étrangers et internationaux des droits de l’homme.

 

 

TROIS DETENUS POLITIQUES TUES EN PRISON

 

En décembre 1997, tois déténus politiques tamouls ont été la cérés à mort par des prisonniers cinghalais, dans la prison de Kalutara, situé dans la partie sud du Sri Lanka. Vingt déténus ont été bléssés au cours de l’agression qui s’est produite à l’aide de couteaux, des bâtons en fer.

Le personnel de la prison et l’armée présents dans les lieux, n’ont pris aucune mesure pour prévenir cette attaque ou pour protéger les déténus tamouls.

 

Muthulingam Tharmalingam (24), Shanmugarajah Sivanesan (28) de Jaffna et Sharif Jehan de Mannar sont les détenus qui ont été tués au cours de l’agression. Les bléssés à l’hopital sont:Krishnapillai Srimohan .........

 

            Le 15 décembre 1997, Amnesty International a envoyé un demandé au Ministre de la justice du Sri Lanka de procéder à une enquête complète et impartiale sur les meurtres commis. Plusieurs autres organisations luttant pour les droits de l’homme comme “Asian Human Rights Commission- Hongkong” et Le “Tamil Information Centre-UK, ont exprimés leur consternation a propos de ces meurtres.

            L’assassinat des pisonniers politiques tamouls est devenu banal au Sri lanka. Au cours de la manifestation communautaire qui a eu lieu en Juillet 1983, 55  prisonniers politiques tamouls ont été massacrés par des détenus cinghalaisdans la prison de Welikada à Colombo. Au lieu de punir les coupables, le gouvernement a recompensé chacun des meurtriers en les relâchant, et en leur donnant un logement.

 

 

7ème année consécutive

 

“les Droits Tamouls” et la publication “Human Rights of Tamils” fêtent leur 7éme année d’existence en 1998. La rédaction de TCHR souhaite à ses lecteurs un joyeux noël et une année prospère. Bonne année 1998.

 

 

 

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LES BIJOUX D’UN TAMOUL VOLES PAR LE PERSONNEL DE SECURITE ET DES CRIMINELS

 

Un journal de la ville de Colombo annonce que les officiers de la police et le personnel de sécurité ont volé des bijoux et d’autres objets de valeur à des tamouls qui ont été arrêtes dans les rues de Colombo, afin d’être interrogés. Ce type de vol est largement répandu à Colombo.

            Des criminels cinghalais prétendant faire parti des membres de la police raquêtent ainsi des tamouls innocents. Les imposteurs profitent de cette situation car les tamouls sont dans un état de terreur. Les tamouls victimes craignent de demander aux officiers imposteurs de justifier leur identité, car ils ne désirent pas être harcelés par la suite, si ces cinghalais s’avèrent être de véritables officiers.

            Les victimes craignent de se rendre au poste de police pour ne pas subir des interrogations. Le journal affirme  que la communauté tamoule de la ville de Colombo subissent continuellement des harcèlements de la part du personnel de sécurité.

 

 

BOMBARDEMENT SUR DES CIVILS

 

            Le 27 novembre, la police qui occupe  Akkaraipattu dans le district de Amparai ont effectué des tirs d’artillerie aux voisinages des habitations des tamouls Maruthaiadi.

            Plusieures habitations et le temple de Manikka Pillaiyar a été endommagé. Plusieurs civils blessés ont été conduits à l’hopital.

 

 

UNE MAMAN TUEE LORS D’UN BOMBARDEMENT

 

Une maman de quatre enfants a été tuée lors d’une attaque à Uniokulam dans le district de Kilinochchi le 27 décembre. Thayanadevi Saravanaperumal, la victime qui est morte lors de cet incident était avec ses deux enfants qui ont été gravement blessés.

 

 

PAS D’ECOLE  A VANNI

 

            Selon le rapport publié par le ministère du sport au Sri Lanka, plus de 40.000 élèves habitant à Vanni ne  peuvent pas se rendre à l’école. Plusieurs écoles dans le district de Vanni ont été transformés en camps de réfugiés. De nombreux  autres bâtiments d’école ont été sérieusement endommagés, à la suite d’attaque de l’armée.

 

 

DES VOYAGEURS HARCELES A BATTICALO ET TRINCOMALEE

 

Des voyageurs qui partent de Trincomalaee pour Jaffna en bateau sont harcelés par les forces de sécurité à Tricomalee.Ces officiers contrôlent les voyageurs à Periyamadu pour savoir si ceux-ci détiennent des laisser-passer spéciaux. Les voyageurs sans laisser-passer valides sont conduits au poste de police le plus proche.

En ce moment, la navigation est suspendue, et les voyageurs tamouls subissent de nombreux désagréments.

            A Batticalloa, les voyageurs tamouls sont arrêtés tous les 100 mètres, et une fouille est organisée par le personnel de sécurité. Le pont de Koddaimunai est l’un des points où sont effectués ces fouilles.

            l’armée a déclaré les villes tamouls allant de Valaichenai à Peyathalai comme étant des “zones de sécurité”, imposant ansi aux habitants de ces zones de sévères restrictions. Certaines routes à batticalloa sont complètement interdites au public.

 

UN MALADE MENTAL TUE A BATTICALOA

 

Un jeune malade non identifié de sexe masculin, a été tué par l’armée sri lankaisele 12/12/97 à l’hopital  des malades mentaux de Batticaloa, alors qu’il essayait d’escalader le mur de l’hopital.

            Le même jour à Batticaloa, un soldat depuis son poste de sentinelle, a tiré  sur une jeune écolière Vijayaluxmy Nagaratnam, alors qu’elle ramassait des fleurs. La jeune fille a été admise à l’hopital général de Batticaloa.

 

 

LES VICTIMES DE MINES A JAFFNA

 

Le 3 novembre, Nalliah pushpanathan (36) de Atchuvely a eu les deux mains aarrachés pendant qu’il examinait un objet en traversant la rue. L’objet qu’il avait ramassé a éxplosé dans ses mains. Cela a causé des blessures sur sa poitrine et son visage.Il est soigné à l’hopital de Jaffra. Les forces de sécurités ont enterré des mines partout dans la péninsule de Jaffra.

            Le 18 novembre, une fille de 14 ans Thayalini a perdu sa main alors qu’elle ramassait un objet à  Vasavilan.Son corps tout entier a été sévèrement bléssé. Elle est soignée à l’hopital de Jaffna.

            Le 11 décembre, Suppiah Arulampalam (52) de l’est de Kondavil a perdu sa jambe lorsqu’une mine posée par les forces de sécurité a explosé.

(FOM)

 

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 300.000 ENFANTS NE VONT PAS A L’ECOLE 

 

(Etude récente)

            Une étude récente réalisée par le “Non-Formal Education Branch” du ministère de l’éducation de l’île a revélé qu’environ 300.000 enfants en âge d’aller à l’école n’y vont pas.

Les enfants vivant dans les camps de refugiés ne sont pas inclus dans ces chiffres, et ces derniers atteindraient  le chiffre de 120.000 selon les déclarations du ministère.

 

            L’étude qui devra être complètée couvre l’Ouest, le sud, le centre, le Nord-Ouest, Uva, Sabaragamuwa, le Nord-est, et les provinces centrales du Nord.

             D’après les données de l’étude, 32.410 enfants agés de 5 à 14 ans et  21.188 agés de  15 à 16 ans ne vont pas à l’école dans les provices citées précedemment.

Cette étude entreprise dans les huits provinces s’achèvera à la fin de cette année. Un rapport pour ce qui concerne la Province du Nord sera présentée en Mars l’année prochaine.

 

            (Extrait de S/L Sunday Observer 7/10/1997).

 

 

LES ARRESTTATIONS ARBITRAIRES CONTINUENT A JAFFNA

 

Les forces de sécurité basée à la péninsule de Jaffna continuent de proceder à des arrestations arbitraires de civils.

Le 24/11/97 Thambipillai Jegathas (40) et Nageswaran Sujitha ont été arrêtés par des soldats à Udivil et  à Irupalai. Les parents des personnes arrêtés n’ont reçu aucune explication de la part des militaires.

 

L’INDE  AVAIT ORDONNE D’ELIMINER MON PERE!

 

            Dharmalingam Sidarthan, membre du parlement au Sri Lanka, et dirigeant du parti Tamoul PLOTE a déclaré dans un interview accordé au Sunday Observer du Sri Lanka que son père,Visvanathar Dharmalingam, ancien parlementaire et éminent homme politique du TULF, avait été assassiné par le groupe armé TELO qui agissait sous les instructions de l’India Reasearh and Analysis Wing (RAW).

            Mr Sidarthan  a désapprouvé les suggestions qui disent que le LTTE était impliqué dans l’assassinat de son père. Il a affirmé,” Si le LTTE savait que son père allait être tué, ils auraient probablement empêché le meutre de mon père et d’Alalasundaram  par les hommes armés du groupe TELO”.

            (Sunday Observer 7/12/97)

 

 

 

 

DES VOYAGES A BAS PRIX POUR LES SOLDATS MOBILISES !

 

Le Président Kumaratunga a porté à l’attention du Ministère des Transports et des Voies  publiques de convenir d’un arrangement le 31 Décembre de cette année afin d’organiser des voyages. Les transports en communs, les bus et les trains seront utilisés pour les mutilés de l’armée.

Cette réduction  des prix  de billets qui sera sous forme de billets saisoniers sera disponible pour tout mutilé des trois forces armées et la police. Ceci, dans le but de leur permettre de travailler avec le Ministère de la défense.

 

UN JEUNE ENFANT TUE PAR L’ARMEE

 

A Vavuniya , la police a  tiré à l’aveuglette , sur le public au temple de Madasamile le 1/12/97. Un enfant de 4 ans, Kuberan Kajan a été tué, et deux autres  jeunes garçons Ganesh Thivyraj et Kajan Ramachandran ont été sérieusement bléssés.

 

LA MALARIA  REPANDUE  A  MULLAITIVU

 

            Le nombre de malade souffrant de malaria a augmenté au district de Vanni. A l’hopital de Puthukudiyiruppu situé à Mullaitaivu, des malades sont renvoyés sans être soignés, a cause du manque de medecins et de médicaments. Le gouvernement poursuit sa politique d’embargo vers les régions tamoules, en ce qui concerne les médicaments et les produits alimentaires.

 

 DES ADOLESCENTS VICTIMES D’UNE RAFLE A  MANNAR

 

Le samedi 1 Décembre, les forces de sécurité ont fait une rafle à Mannar et ont procédé à l’arrestation de 200 adolescents tamouls. Les parents de ces derniers sont inquiets, car ils ne savent pas où se trouvent leurs enfants. Les forces de sécurité nient les avoir arrêtés.

(FOM)

 

SEPT MOIS SANS ASSISTANCE

 

700 refugiés venus de Puthuvilankulam, vivant actuellement à Mullaitivu sont sans assistance depuis les sept derniers mois. Il sont été obligés de quitter leurs villages à causes des opérations militaires de Jayasikurui dans le district de Vanni.

(INF)

 

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LES VIGILES DU TCHR CONTRES LE MASSACRE DES DETENUS TAMOULS AU SRI LANKA

 

            Le bureau principal du Centre Tamoul pour les Droits de l’Homme en France a tenu une veillée le mercredi 24/12/97 pour protester contre l’assassinat de trois déténus tamouls au Sri Lanka.

 

            La veillée a eu lieu à Paris à la Place des Droits de l’Homme situé en face de la tour Eiffel. Les Participants tenaient des plancartes qui condamnaient le meutre. C’était la veille de noël , “le père noël” qui était présent tenais une plancarte sur laquelle on lisait “ à cause de la guerre, pas de noël pour les enfants tamouls”.

 

            Près de cinq cents français et d’autres nationalités ont signé la pétition sur  L’appel au sécrétaire général des Nations Unies, le président français et d’autres dirigeants pour condamner ces meurtres.

 

            A la fin de la veillée le sécrétaire général du TCHR Mr S.V.Kirubaharan a prononcé un discours condamnant le gouvernement sri lankais pour la violation des droits de l’homme en l’encontre du people tamoul.

 

            Une veillée identique a été faite par la branche du TCHR UK à Downing street à Londres le 20/12/97. A la fin de la veillée,une pétition a été remise en main propre au premier ministre britanique.

 

 

 

 

LA JOURNEE DES DROITS DE L’HOMME

 

Le message publié  par le TCHR (H.Q), sur la journée des droits de l’homme s’articule comme suit:

“Le TCHR appréhende  la journée des droits de l’homme, cette année, avec des sentiments mêlés d’optimisme et de pessimisme: pessimisme car la violation des droits tamouls au Sri Lanka a pris des proportions importantes. Ceci, en rapport avec l’intensité de la guerre. Optimisme, parceque la prise de conscience du public sur la violation des droits de l’homme est devenue vive. Cela a eu comme tendance à contraidre le gouvernement sri lankais à nommer la Commision  des droits de l’Homme, bien que cette dernière soit largement innefficace dans l’exercice de ses fonctions, et qu’elle ne fut désignée que dans le but de donner une meilleure image du gouvernement sri lankais au reste du monde”.

Nous envisageons le 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, la prochaine année avec un optimisme et  un espoir renouvelés.

 

 

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA SOLIDARITE DES TAMOULS DE EELAM

 

            Une conférence internationale sur la solidarité entre les tamouls a été organisée sous les auspices de Mr Georges Fernandes, ancien Ministre de l’industrie et du chemin de fer, sous le gouvernement de Mme Indira Gandhi, et Mr Pala. Nedumaran, président du parti national tamoul à Tamil Nadu. La conférence s’est tenue dans la résidence de Mr Fernandes à New Delhi en décembre 1997.

 

            Le but de la conférence fut d’attirer l’attention des parlementaires  indiens sur la situation des Tamouls de Eelam au Sri Lanka. Malheureusement la dissolution soudaine du parlement indien à cause des élections  qui étaient en vue, a eu un effet négatif sur les intentions des organisateurs de la conférence.

 

            Toutefois, cette conférence a mis en lumière deux événements majeurs qui ont éveillés la conscience de tous ceux qui attendaient cette conférence.

 

            1. L’intervention du Département d’Etat US  pour désigner la ‘Liberation Tigers’ des tamouls d’ Eelam comme étant une organisation ‘terroriste’ qui agit sous les pressions régulières du gouvernement sri lankais. Et la visite de son ministre des affaires étrangères aux Etats-Unis.

 

            Naturellement, cela a entrainé la colère des tamouls à travers le monde. Un sentiment anti-américain s’est répandu dans l’etat sud indien de Tamilnadu, où des foules ont manifesté leur mépris à l’interdiction du gouvernement, en brandissant des slogans anti-américains. Les manifestants ont brûlé des effigies de l’impérialisme américain.

 

            Une action déconcertante de la part du Département d’Etat US fut d’envoyer ses “bérêts verts” pour donner un entrainement  militaire efficace aux soldats cinghalais sri lankais.

 

            2.La commission  Jain qui était chargée d’effectuer des investigations sur  le meurtre de l’ancien premier ministre indien Rajiv Gandhi  a fait paraître un rapport  délibéré anti-tamoul qui condanme les tamouls d’être des anti-nationalistes. Cette insulte faite pour blesser et jetter de l’huile sur du feu existant déja contre les actions américaines, a provoqué la chute immédiate du gouvernement Gujral.

 

            Mr Joseph Pararajasingam, membre du parlement sri lankais a exposé l’état des événements émouvants dans  la zone occupée par les tamouls de Eelam et aussi dans les autres parties du Sri Lanka; Notamment  dans la capitale Colombo et ses banlieues, où  arrestations, détentions, tortures, enlèvements, et meutres sont à l’ordre du jour.

 

            Le nombre des arrestations et des disparrutions a augmenté , en dépit de la nommination d’une commission des droits de l’homme(Human Rights Commission) et une récente condamnation par Amnesty International.

 

(extrait d’un rapport préparé par Mr Gilles PIQUOIS, eminent avocat français et actif des Droits de l’Homme qui a participé à la conférence Tamoul indienne.)

 

 

 

 

FAITS ET CHIFFRES DE 15 ANNEE DE GUERRE CONTRE LE PEUPLE TAMOUL

 

60.000 Tamouls ont été tués au Nord-Est de l’île. Ce chiffre correspond à deux (2%) de la population totale de l’île. En d’autres termes une moyenne de neuf (9) tamouls ont été tués chaque jour; ou encore, sur 50 tamouls, un tamoul est décédé.

 

450.000 Tamouls ont le statut de refugié politique en europe et dans les autres pays. Ce qui représente  15% de la population tamoule.

 

900.000 Tamouls ont été déplacés dans le Nord-Est de l’île, soit 30% de la population tamoule.

 

200.000 enfants tamouls ne vont plus à l’école à cause de la destruction des bâtiments scolaires par les bombardements aériens, ou la transformation de ces bâtiments en camps militaires.

 

25.000 familles ont perdu leur gagne-pain. plus de 25.000 femmes sont devenus veuves.

 

200.000 habitations tamoules sont détruites. Près de 800.000 à 900.000 personnes sont sans abris et vivent dans la jungle, sous les arbres.

 

1600  bâtiments réligieux,des églises et des temples ont été détruites par les bombes.

(Source CTDH - Siege - France)